Les projets de l’Île de Nantes

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Phase 2 : 2010-2030

Juillet 2010, une nouvelle étape s’ouvre pour l’île de Nantes avec l’équipe dirigée par les architectes-urbanistes Marcel Smets et Anne-Mie Depuydt. Le projet change d’échelle avec la libération de vastes espaces au sud-ouest et le rôle décisif que l’île est amenée à jouer dans la métropole Nantes Saint Nazaire.

L’approche géographique et historique

Pour concevoir le projet qui détermine le nouvel avenir de l’île, les maîtres d’œuvre optent pour une approche géographique et historique, révélatrice des lignes de force sur lesquelles prendre appui.
Il s’agit d’envisager l’île à l’horizon 2030, un enjeu qui nécessite d’établir des bases solides de lecture du territoire pour inscrire les transformations dans une continuité. Cette démarche les conduit à analyser le territoire comme un ensemble de "plaques" dont le destin historique et urbanistique est intimement lié à leur structure géologique et au paysage.
Le Plan des transformations, nouvel outil de direction du projet, inscrit la trame paysagère comme stratégie d’aménagement d’une île qui change d’échelle et confirme sa position centrale dans l’agglomération.

Renforcer l’île comme extension du centre historique

Tremplin entre les rives nord et sud, lieu privilégié de l’expansion de la ville, un destin historique singulier forge cette île qui se réinvente avec le projet urbain. Lors de la phase 1, sa complémentarité avec le centre-ville historique s’est installée avec - notamment - l’accueil d’équipements structurants. Il s’agit de confirmer et d’amplifier cette évolution, qui participe d’une redéfinition d’un cœur de métropole à la hauteur du dynamisme de l’agglomération. Un cœur multipolaire, doté de plusieurs centralités complémentaires.

Avec l’implantation du CHU, la création d’un grand parc urbain, le développement du quartier de la création et l’écoquartier de la Prairie-au-duc à l’ouest, et à l’est le pôle d’affaires Euronantes connecté à la gare, l’île s’affirme comme nouveau pôle d’attraction métropolitaine, un métacentre selon les urbanistes. Une évolution majeure qui va de pair avec le développement du maillage de transports.

Développer les mobilités

Une nouvelle hiérachie de la mobilité doit permettre à tous d’accéder à l’ensemble des quartiers et renforcer les trames de jonction entre l’île et l’agglomération. L’amélioration de l’offre de transports publics, jusqu’alors orientée nord-sud avec les lignes de tramway et de busway existantes, est indissociable de la transformation en marche.

Les traversées est-ouest vont s’étoffer avec la mise en service de la nouvelle ligne de Chronobus C5 à la rentrée 2013, complétée d’une deuxième ligne de transports publics en projet au sud. L’évolution des usages en faveur des déplacements doux se voit reconnue et favorisée par les aménagements prévus pour les piétons et cyclistes. Là encore, la mobilité est-ouest se développe avec la véloroute, voie dédiée et autonome permettant de traverser l’île. Ces nouvelles circulations offrent l’occasion de renouer des liens entre les différents quartiers du territoire.

Joindre les quartiers par la trame paysagère

Cœur de la démarche pilotée par Marcel Smets et Anne-Mie Depuydt : la constitution d’une trame paysagère fédératrice. Il s’agit de recoudre, assembler les différents quartiers de l’île en soulignant leurs identités. Dans cette perspective, les infrastructures de transports développées d’est en ouest constituent une opportunité pour construire une structure verte connectée à de multiples cheminements qui permettent d’immiscer la figure paysagère dans les quartiers.

Les boulevards Vincent Gâche et Gustave Roch, reconfigurés et généreusement plantés, accueilleront de multiples fonctions : pistes cyclables, espaces de jeux, larges cheminements piétonniers. Les grands axes de traversées nord-sud changeront également de visage avec des interventions sur le boulevard de Gaulle et le boulevard des Martyrs-Nantais tandis qu’un "parkway", large boulevard planté, viendra faire la liaison entre le pont Anne de Bretagne et le pont des trois continents.
Autres jalons fondateurs de l’histoire de l’île sur lesquels s’appuie la trame verte : les infrastructures ferroviaires, fractures du tissu urbain vouées à jouer un rôle nouveau. D’abord le long du talus ferroviaire, longé par la véloroute, projet qui intègre l’aménagement des espaces environnants. Et au sud-ouest, ensuite, sur le gigantesque faisceau ferroviaire voué à disparaître pour laisser place à un grand parc métropolitain.
Quant aux bords de Loire, lieu de jonction naturel des quartiers, les transformations menées pendant la première phase du projet seront parachevées par quelques aménagements, notamment sur le Quai Rhuys/Gaston Doumergue et la Prairie d'aval (secteur Mangin). Prenant acte des différents paysages qui longent le fleuve, les interventions conforteront leurs spécificités et s’attacheront à renforcer le dialogue entre la Loire et l’agglomération.

Faire dialoguer les rives

Cœur de la stratégie d’aménagement des dix premières années du projet, le lien avec le fleuve a été renoué. Les bords de Loire sont devenus des lieux de promenade et de loisirs qui font rayonner l’île. Et la connectent au reste de l’agglomération. Il s’agit de poursuivre sur cet élan en cultivant les relations avec les autres rives de Loire.

En tenant compte du face-à-face dans la conception des aménagements, la nouvelle maîtrise d’œuvre intensifie le dialogue avec la métropole. L’intégration du nouveau quartier de la Prairie-au-duc dans un paysage qui inclut le quai de la Fosse comme composante de l’environnement participe de cette ambition. A plus long terme, il s’agit d’associer le développement de l’île à celui du Bas Chantenay au nord, et des Isles de Rezé au sud, territoires qui offrent des opportunités de connexion avec ce nouveau cœur de métropole.

Les objectifs du projet urbain à l’horizon 2030

  • 1 500 000 m2 d’opérations immobilières
  • 10 000 logements (700 000 m2)
  • 450 000 m2 d’activités et de bureaux
  • 350 000 m2 d’équipements
  • 160 ha d’espaces publics créés ou retraités
  • 3 nouvelles lignes de transport public en site propre